Audio-video documents
France in WWII
Vichy law and the Holocaust
Amgot home page

Churchill et les Français

Introduction

English version

Encore un livre sur 1939-40... Oui, et il ne sera probablement pas le dernier. Au fil des parutions, une image nouvelle se dessine depuis quelques années, due à la découverte de nouveaux documents et surtout à une autre manière de regarder les anciens.

S'agissant de la France, les recherches récentes font justice d'un certain nombre de jugements traditionnels. Avec Jean-Louis Crémieux-Brilhac#1 on apprend que le pays s'est préparé et s'est battu, mais dans les deux cas un peu tard, et qu'il a gardé dans son fonctionnement civil et militaire, en plein renouveau, beaucoup d'habitudes anciennes qui ont été fatales. Avec Philippe Simonnot#2 on découvre que la poursuite de la guerre en Afrique du nord n'était pas du tout exclue, et que ce choix a dû à un complot précis de ne pas entrer en vigueur. Ces ouvrages, et quelques autres, invitent à fouiller la drôle de guerre pour y découvrir la mise en place des ressorts qui sont entrés en action aux mois de mai et de juin, déterminant autant le sort des armes que la nouvelle configuration des belligérants. J'ai moi-même décrit, avec l'aide du général Doumenc dont j'éditais les Papiers secrets#3, les tiraillements du commandement, ceux du gouvernement et ceux qui mettaient aux prises ces deux instances, depuis les négociations de Moscou (août 1939) jusqu'à l'armistice.

S'agissant de Winston Churchill, un véritable séisme historiographique est en cours, que le présent livre vise, à la fois, à présenter et à poursuivre. Il a débuté aux Etats-Unis en 1990. Cette année-là, analysant Le duel Churchill-Hitler#4 entre le 10 mai et le 31 juillet 1940, John Lukacs a mis le doigt sur l'essentiel, jusque là inaperçu : le rôle majeur que joue Churchill pour décider l'Angleterre d'abord, les Etats-Unis ensuite, à contester l'insolente victoire remportée par l'Allemagne dans la bataille de France. La même année, l'historien Rusbridger, en collaboration avec l'ancien officier de renseignements Nave, a montré dans La trahison de Pearl Harbor#5 que Churchill était informé du projet japonais d'attaque et a omis d'en prévenir Roosevelt, soit qu'il ne voulût pas révéler que l'Angleterre était plus avancée dans le déchiffrement des codes, soit qu'il doutât, sans cette attaque, de voir un jour les Etats-Unis entrer en guerre. Il aurait, dans le même esprit, dégarni les défenses de Singapour afin d'y attirer la foudre salvatrice de l'empire nippon. John Costello, enfin, publiant le 10 mai 1991 Les dix jours qui ont sauvé l'Occident#6, analysa pour la première fois le vol, survenu un demi-siècle plus tôt, de Rudolf Hess vers l'Ecosse, non point comme un coup de tête mais comme une mission précise donnée par Hitler, consistant à prendre contact avec les milieux britanniques favorables à la paix pour obtenir celle-ci, en vue de favoriser l'attaque allemande contre l'URSS. Le succès présupposait le renversement de Churchill, lequel doutait encore tellement à cette date de la solidité de son ministère qu'il a préféré, plutôt que de railler devant l'univers les illusions nazies, imposer à tous un pieux silence.

Ces ouvrages ne fondent pas une nouvelle orthodoxie - ne serait-ce qu'en raison de leurs divergences. Mais ils ont soulevé une chape de plomb, celle de la vérité officielle sur le deuxième conflit mondial. L'histoire a été écrite par les vainqueurs. A ce banal phénomène s'en sont ajoutés plusieurs, spécifiques à la guerre de 1939-45. Les vaincus n'inspiraient guère la sympathie. Churchill et les ministres anglais naguère favorables à une entente avec l'Allemagne étaient membres du même parti conservateur, et par conséquent soucieux de modérer leurs désaccords aux yeux du public, pendant et après la guerre; mieux, l'affirmation cent fois répétée de l'unanimité nationale avait été, pour Churchill, le plus sûr moyen d'étouffer les voix discordantes. Hors d'Angleterre, la vérité n'était de l'intérêt d'aucun des deux principaux vainqueurs, les Etats-Unis et l'URSS, car ils avaient été fort longs à s'engager dans le conflit; répandant alors la fable qu'ils en avaient l'intention depuis des lustres mais voulaient gagner du temps pour parfaire qui l'état de son opinion, qui celui de ses armes, ils ne pouvaient qu'estomper dans leur propagande d'après-guerre la miraculeuse survie de l'Angleterre et celle de son chef dans l'année suivant la défaite française. La guerre froide a ensuite figé, comme une brusque glaciation, les propagandes. Les Etats-Unis et l'URSS se sont retrouvés chacun à la tête d'une coalition intégrant des vainqueurs et des vaincus, et si leur affrontement mettait en doute le bien-fondé de leur alliance antinazie, il rendait impossible un débat sur le sujet, qui eût dangereusement divisé les deux camps. C'est certainement parce qu'elles ne craignaient plus de faire le jeu de Moscou, ou de Washington, que les plumes ont commencé à s'enhardir à la fin des années 1980.

Cette hardiesse n'a pas toujours des résultats heureux. John Charmley, depuis le début de 1993, fait scandale en Angleterre avec une nouvelle biographie qui, dès le titre, tend vers une critique radicale du choix churchillien de résistance#7. Consciemment ou non, il réédite une très vieille thèse : qu'il aurait fallu laisser Hitler et Staline s'entretuer. Mais il fait oeuvre utile et originale lorsqu'il montre à quel point Churchill a pesé personnellement sur le cours des choses. Il est le premier à restituer l'atmosphère politique de mai-juin 1940, moment où les dirigeants anglais redoutaient ou espéraient une chute prochaine du Cabinet, qui était "un gouvernement présidé par Churchill, mais non le gouvernement de Churchill"#8. Celui-ci, dit encore cet auteur, s'acharnait à "créer un état d'esprit qu'il a prétendu, plus tard, avoir seulement représenté#9. John Charmley dévoile avec quel zèle, entaché parfois de mensonge, le Premier ministre s'est employé à empêcher toute discussion sur les conditions de paix que l'Allemagne proposait à l'époque.

Quant à la psychanalyste Nata Minor, elle vient de publier tout un volume pour démontrer Qui a écrit "Madame Solario#10, roman anonyme anglais de 1956, et l'attribue à notre homme, dont la retraite datait d'un an - tout en soulevant à la dernière page l'idée que l'auteur pourrait aussi être sa femme, Clementine. L'historien aimerait une démonstration plus serrée; en attendant, il retiendra un symptôme : à notre temps, Churchill apparaît comme un être complexe, qui est loin d'avoir livré tous ses secrets.

Churchill et les Français : aucun livre n'a encore porté ce titre. Parce que personne n'a jugé intéressante la question. Il faut dire que lui-même avait simplifié les choses : il n'aurait jamais eu que des pensées candides et le peuple anglais, du simple soldat au ministre, l'aurait rejoint sans hésitation ni repentir, une fois surmontée la funeste attitude d'"apaisement" par laquelle, de 1933 à 1939, des dirigeants peu clairvoyants mais bien intentionnés avaient nourri les illusions et la passivité du citoyen. Si on accepte cette version, la relation entre Churchill et les Français ne saurait faire l'objet d'investigations poussées. Elle est d'une simplicité, littéralement, biblique : ils ont reçu la lumière, ou ne l'ont pas reçue; tout au plus peut-on distinguer entre les aveugles, les disciples conséquents comme de Gaulle, et certains disciples inconséquents comme Reynaud ou Mandel, qui voient bien ce qu'il faudrait faire mais ne le font pas.

La période qui s'achève sous nos yeux a été caractérisée par la carence des études transnationales. Les historiens ont travaillé chacun sur son pays et, si des colloques ou des revues ont permis une mise en commun des résultats#11, il a fallu attendre longtemps pour que des ouvrages d'un seul chercheur examinent les relations entre plusieurs puissances. La chose est d'autant plus remarquable dans le cas français que Pierre Renouvin avait été, en la matière, un pionnier, précisément parce qu'il entendait remettre en cause la vision étroitement nationale qui prévalait en France dans sa jeunesse à propos du conflit de 1914-18. Ses disciples ont, à partir des années 1960, accumulé les thèses mais toutes ont évité, jusqu'ici, la période 1939-40 ou l'ont, au plus, effleurée. Vers 1980 sont sortis enfin quelques ouvrages regardant résolument dans les affaires d'au moins deux pays à la fois : Kersaudy, Bédarida, Vanwelkenhuyzen, Watt, Schumann en sont les auteurs#12. Si, avec John Charmley, on retombe dans une vision étroitement britannique, au point même de ne pas trouver sous sa plume une interprétation du nazisme et de ses objectifs, Lukacs et Rusbridger franchissent résolument les frontières, et plus encore John Costello. Mais son maître livre, qui mobilise les archives d'une dizaine de grandes et de moins grandes capitales, dévoile un filon bien plus qu'il ne l'épuise. Il est susceptible de multiples approfondissements, dont l'analyse des rapports entre Churchill et les Français n'est pas le moins intéressant.

Winston Churchill fut écarté du pouvoir pendant la décennie 1930-39, en partie parce qu'il reprochait aux dirigeants de son pays leur politique française - ou, si l'on préfère, leur politique allemande, trop défavorable à la France. Cette attitude n'est pas passée inaperçue de l'autre côté de la Manche. Des généraux, des hommes politiques sont devenus ses interlocuteurs réguliers. Beaucoup d'autres se sont intéressés à ses positions, ont fondé sur lui des espoirs.

Mais là où l'affaire devient passionnante, c'est dans son dénouement. L'arbre ne produit pas les fruits qu'on pouvait espérer. Certes, peu avant que la guerre cesse d'être "drôle" pour devenir dramatique, l'homme politique français réputé le plus churchillien, Paul Reynaud, est porté au pouvoir, et Churchill l'est ce même 10 mai où Hitler déclenche son attaque. Mais c'est alors que la coopération des deux pays laisse le plus à désirer et elle s'achève en amère rupture, par l'armistice que Reynaud n'a pas su ou pas voulu empêcher, puis par la canonnade d'Oran, dite aussi de Mers-el-Kébir, initiative de Churchill entraînant la mort de plus de mille marins français sans défense. Chose plus surprenante encore, la vieille garde des amis français de Churchill est remplacée in extremis par une pléiade de jeunes gens que dirige un officier peu connu, lequel s'affirmera comme l'un des hommes d'Etat les plus marquants du siècle.

L'effondrement des espoirs de paix le 1er septembre 1939, alors qu'on avait laissé s'armer l'Allemagne pour leur permettre de subsister, puis son assaut victorieux des défenses françaises à la mi-mai 1940, qui la faisait maîtresse du continent, n'amènent pas les milieux dirigeants, en Angleterre comme en France, à se cabrer dans une attitude de refus, mais bien à rechercher, de plus en plus activement, un compromis avec l'Allemagne en sollicitant l'appui des Etats-Unis et de l'Italie. Alors surgit le soupçon réciproque : l'allié n'est-il pas en train de ménager l'ennemi, de préparer les voies d'une entente avec lui voire, déjà, de négocier? Diffus pendant la drôle de guerre, cet état d'esprit prend toute sa virulence et influe au maximum sur les événements à partir du 15 mai.

Churchill alors réussit une rare performance : il fait triompher un point de vue très minoritaire, en ne le dissimulant à aucun moment mais en usant de patiente pédagogie, sans pour autant négliger les jeux politiciens qui permettent de diviser et de neutraliser ceux qui ne pensent pas comme lui. Il accompagne les hésitations gouvernementales sans les partager, essayant peu à peu de changer le plomb en or... et il y réussit au bout du compte. Le 4 juillet, après Oran, il a enfin les coudées relativement franches, ce qui était loin d'être le cas lorsque que le 10 mai il était devenu Premier ministre.

Costello puis Charmley ont dégagé tout cela, en laissant à peu près entière la question : et les Français? Que comprennent-ils à ce jeu? Lesquels y collaborent consciemment? Lesquels en sont des pions? Le rôle majeur du chef de guerre anglais justifie qu'on étudie, du côté français également, quelques individus, que les événements ont conduits à rencontrer souvent Churchill et à réagir à ses initiatives. Leur choix s'impose de lui-même : Daladier et Reynaud pour les dirigeants politiques, Gamelin, Georges et de Gaulle pour les militaires. Il sera question aussi, bien sûr, de Weygand, tard venu aux avant-postes, dont on trouvera un portrait plus fouillé dans l'ouvrage précédent.

Cette démarche nous obligera, dans la première partie de l'ouvrage, à de fréquentes plongées dans l'entre-deux-guerres, destinées à montrer quels cheminements individuels se croisent entre mars et juin 1940. Une chronologie (p. 795) pourra aider le lecteur à s'y retrouver.

En ce qui concerne les opérations militaires de mai-juin 1940, le présent volume se cantonne dans le récit des événements. On trouvera toutes les démonstrations souhaitables dans le Journal du G.Q.G du général Doumenc, et les commentaires dont je l'ai entouré. On y trouvera aussi tous les détails dans lesquels je ne peux entrer ici.

Les nouvelles recherches menées pour cet ouvrage ont confirmé les principales intuitions du premier. Seul le passage sur les relations entre Churchill, Halifax et les chefs militaires anglais du 23 au 25 mai 1940 est à modifier sensiblement, car je n'avais pas eu l'audace de postuler que le ministre et certains généraux pouvaient cacher sciemment des choses au chef du gouvernement. Cela me conforte dans ma démarche : il importe, quitte à prendre des risques, de faire parler les documents et dans ce domaine, à part quelques sujets de polémique très circonscrits, l'histoire de 1939-40 a pris un gros retard. En recoupant les livres les plus honnêtes, on connaît à peu près, heure par heure, les faits et gestes des principaux acteurs. Mais ils sont présentés dans un tel désordre, dans une telle confusion chronologique et avec si peu de sens de l'importance relative des faits et des événements que le lecteur profane n'en retire aucune idée claire comme l'écrit Winston Churchill à propos de l'histoire officielle de la bataille des Dardanelles#13. Quand on a les a dégagés, le travail proprement historique reste à faire. Il faut animer la matière, lui donner un sens, essayer de voir les arrière-pensées de chacun et ses raisons profondes.

Une profusion de pièces exhumées dans les années 1980 y invite : journaux de Colville et de Daladier, souvenirs de Doumenc, de Palewski et de Girard de Charbonnières, nouveaux dépôts d'archives déflorés par Crémieux-Brilhac, Paillat, Costello, Dutailly, Martin Gilbert, Elisabeth du Réau#14, entretiens recueillis par William Manchester et Jean Lacouture... J'ajoute ici quelques pépites dues aux plumes de Daladier et de De Gaulle, ainsi qu'au conseiller militaire de Reynaud, Villelume. J'utilise les archives du Cabinet de guerre britannique, surtout pour les mois de mai et juin 1940, d'une manière plus systématique et détaillée que tout ce que j'ai pu lire.

Je livre enfin le produit d'entretiens avec des personnalités qui ont alors joué un rôle dans l'ombre des grands : Elisabeth de Miribel, Claude Gruson, Jean Daridan. Tous trois ont bien voulu prendre connaissance de ce travail, ce qui a fort contribué à l'améliorer, tant par les points d'accord qui donnaient confiance, que par les critiques qui stimulaient la réflexion. Je dois une mention particulière à Pierre Dhers, agrégé d'histoire, député à partir de 1945. A ce double titre, il a joué un rôle croissant, et fâcheusement tardif, dans la Commission parlementaire d'enquête sur ces événements. Il m'a écrit à la suite du premier livre et j'ai fait la connaissance d'un esprit loyal et vif, conscient qu'on lui avait alors caché beaucoup de choses, et soucieux d'en débusquer aujourd'hui le maximum. Il a été des pages qui vont suivre un lecteur exigeant. Sa mémoire et ses dossiers m'ont aidé à les enrichir.

Cependant le plus important n'est pas, en l'occurrence, de trouver des documents ou des témoignages nouveaux, mais d'embrasser d'un regard neuf la totalité des matériaux, pour discerner une vérité qui, si elle est rarement simple, n'est pas pour autant multiple.


Outre les témoins rencontrés et les auteurs des livres cités, que trouvent ici mes remerciements les personnes de mon entourage qui m'ont supporté, tant au sens français qu'au sens anglais du terme, les personnels des bibliothèques et des dépôts d'archives utilisés, ainsi que les sept spécialistes universitaires qui ont accepté de lire le manuscrit, et d'en discuter : mes directeurs de thèse Guy Pedroncini et Jean-Claude Allain, ainsi que Madeleine Rebérioux, Elisabeth du Réau, Jean Vanwelkenhuyzen, François Kersaudy et Robert Frank. Merci enfin à René Girault, pour son enseignement et ses remarques, à Danielle Tartakowsky, Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Claude Nicolet, Germaine Willard, Claude Paillat, Pierre Rocolle, Henri-Christian Giraud pour de précieuses informations, à Dominique Herpin et Marie-Josiane Cittanova pour le contrôle de certaines traductions et à Laurent Theis pour sa direction littéraire active et compétente.


#1 Les Français de l'an quarante, Gallimard 1990
#2 Le secret de l'armistice, Plon 1990
#3 Olivier Orban, 1991.
#4 John Lukacs, The eighty-day struggle between Churchill and Hitler, New York 1990, tr. fr. Le duel Churchill-Hitler, Laffont 1992.
#5 James Rusbridger/Eric Nave, Betrayal at Pearl Harbor/How Churchill lured Roosevelt into WW II, New-York 1991, tr. fr. La trahison de Pearl Harbor/Comment Churchill entraîna Roosevelt dans la guerre, Pygmalion 1992.
#6 tr. fr. simultanée,; aux éditions Olivier Orban.
#7 Churchill/The End of Glory/A political biography, Hodder & Stoughton 1993
#8 op. cit. p. 397.
#9 ibid. p. 401.
#10 detailié 1992.
#11 cf. entre autres Les relations militaires franco-belges(mars 1936-10/5/1940), étude conjointe franco-belge, CNRS 1968,Français et Britanniques pendant la drôle de guerre, colloque de 1975, CNRS 1979, et La Puissance en Europe 1938-40, colloque de 1982, Sorbonne 1984.
#12 François Kersaudy, De Gaulle et Churchill, Plon 1981; François Bédarida, La stratégie secrète de la drôle de guerre, FNSP et CNRS 1979; Jean Vanwelkenhuyzen, Les avertissements qui venaient de Berlin, Duculot 1982; Donald C. Watt, divers travaux synthétisés dans How War Came, Londres 1989; Maurice Schumann, Un certain 18 juin, Plon 1980.
#13 La crise mondiale, t.2, tr. fr. Payot 1928, p. 161.
#14 Elisabeth du Réau, Edouard Daladier et la sécurité de la France, thèse, Lille 1987; Daladier, Fayard 1993


L'auteur :
Delpla@amgot.org

retour

Audio-video documents
France in WWII
Vichy law and the Holocaust
Amgot home page