Extraits du journal d'Ira Einhorn

Extraits du journal d'Ira Einhorn, tirés du livre de Steven Levy, "The Unicorn's Secret", traduit de l'anglais par Roger Wiesenbach

page 316

[Rita Siegal, étudiante de Bennington, désirait de se débarrasser d'Einhorn]

juin 1962:

Sadisme le mot semble gentil laisse-t-il glisser sur votre langue contemplez avec joie la douleur d'autres quand vous exhalez avec une satisfaction déchirante.

Projetez en dehors la vision de l'obscurité intérieure. Ne permettez à aucun tas de merde de signification intérieure être dissimulée. Révélez la saleté qu'est en vous. Reconnaître que l'animal est toujours là.

La beauté et l'innocence doivent être violées parce qu'elles ne peuvent pas être possédées. Le mystère sacré d'une autre doit être conservé seul la mort peut le faire.

le 24 juillet :

La mort peut nous joindre où la vie échoue.

le 28 juillet :

Rita et moi sommes arrivés dans une impasse je ne peux plus tolérer ni son égoïsme ni son manque de foi. Donner et donner encore est mon désir, mais pas à quelqu'une si irréfléchissante qu'elle.

Mes rêves sont réalisables et ne seront étouffées par la crainte de personne j'ai aussi le droit d'avoir une vie à laquelle je me consacrerai. Elle manque de foi et d'aptitude à respecter l'autre. Sans ces qualités, quoi qu'elle soit, elle n'est rien.

En Septembre tout sera fini. Les morceaux seront ramassés et tout recommençera de nouveau. Le progrès de mon âme ne doit pas être écrasé par les manquements d'une jeune femme égoïste. Donc, adieu mon amour et bonne chance pour mon remplacement qu'il soit plus prêt à être exploité.

le 30 juillet :

[Einhorn vient de lire, et d'être captivé par, un classique sadomasochistic, "Vénus en fourrures" par Leopold von Sacher-Masoch]

Nous cachons si soigneusement la noirceur de notre âme à tout ceux qui nous entour (même à nous-mêmes). Nous oublions si facilement les impulsions de pouvoir qui, inconsciemment, dirigent beaucoup de nos actions!

Un livre comme "Vénus en fourrures" nous rappelle ce que nous sommes - noirceur et lumière.

Battre une femme quelle joie à mordre sa poitrine et ses fesses quel délice d'avoir en retour la faveur dans nos parties sensibles.

Comment la vie doit elle être vécue? C'est ce que le livre demande inconsciemment. Devrions nous subjuguer ou être subjugués ? Aperçevoir notre obscurité ou au moins devenir conscient d'elle.

Puis-je aimer Rita comme elle est ou dois-je casser son esprit ? Parvient-elle à ce que je veux ? Souvent je ne pense pas.

Etudier plonger profondément ne rien négliger. Vous êtes un des rares esprits libres. Ne vous permettez pas d'être bridé par une qui ne l'est pas. La vie vécue pleinement doit être vécue librement. Ne permettez à rien ne se placer sur votre chemin d'obtenir ce que vous pouvez, même pas l'illusion d'amour que vous connaissiez être si transitoire.
 
Le témoignage de Rita:
Je perçus le claquement silencieux qui lui disait que Ira s'était transformé en un être sombrement déterminé. Il connaissait totalement ce qu'il faisait. Son action était tranquille, préméditée. Elle n'était pas une accumulation motivée de mauvaise humeur, pas de tout. 

le 31 juillet 1962 :

A tuer ce que vous aimez quand vous ne pouvez pas l'avoir semble si naturel qu'étrangler Rita la nuit dernière vous semblait si juste.

La démence, merci mon dieu, est seulement temporaire, et quand le cauchemar se lève on doit affronter la vérité.

Rita était soignée la nuit dans l'infirmerie de l'université. Elle ne portait pas plainte, mais l'université interdit aux Einhorn des visites au campus.

Peut-être que la chose la plus étrange dans tout ceci était la réaction d'Einhorn à ce qui aurait pu être une nuit désastreuse. En parlant plus tard avec un ami, Einhorn voyait l'incident comme un acte existentiel dans une tradition intellectuelle.


page 322

[L'incident qui concerne Judy Lewis, étudiante à l'université de Pennsylvanie]

novembre 1965 :

La violence qui coulait dans mon être ce soir attend encore plus de sombre confirmation de son existence qui pourrait conduire au meurtre de ce que je semble aimer si profondément. La refoulée revient sous une forme qui est presque impossible à contrôler.

Il y a une bonne chance que j'essaierai de tuer Judy demain la sensibilisation rationnelle de ce fait transporte la forte terreur en mon coeur, mais elle doit être affronté si je désire persévérer je ne dois pas me permettre de dévier de la recherche de moi qui est en train d'être découverte!

le 14 mars :

Si ridicule que paraît l'idée de tuer Judy. Mais je la tenait dans mon esprit il y a quatre heures auparavant - cette aptitude particulière de l'homme est de concilier l'horreur et la joie. La violence rampe sur mon corps quand j'actualise la destruction de Judy, une victime désespérée dans cet enchevêtrement infernal où semble drainer le sang de nos vies. La folle ambivalence de nos désirs nous projette au-delà du rappel de notre raison à un point de suspension sur lequel nous nous suspendons dans un périlleux équilibre menaçant à détruire ou être détruit dans un instant d'action imprudente nous devons nous approcher ou mourir.

(Judy ne partageait pas ce sentiment et essayait de se débarrasser de Einhorn)

La reconstruction de la scène du 17 mars 1966 par Einhorn se fait au travers d'un poème inédit appelé "Un Acte de Violence."

Bouteille à la main je la frappe à la tête.

Où suis-je maintenant après avoir frappé Judy sur la tête avec une bouteille de Coke, sang sur ma veste et mon pantalon faisant alors une faible tentative pour l'étrangler. Elle voulait vivre, ce qui était évident.

Je serai capable, si elle ne me pas fait arrêter, de retourner à vivre une vie normale.

La violence marque toujours la fin d'une affaire. Elle est l'ultime barrière à travers laquelle aucune communication n'est possible.

Judy Lewis est resté tout la nuit dans l'infirmerie de l'université, sans déposer plainte. Elle avait été rassuré par les autorités que si l'assaut était répété, Einhorn risquait des répercussions pénales.


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